SKY ARCHITECTES PROMEUT LA DIVERSITÉ ET L’INCLUSION !
SKY ARCHITECTES PROMEUT LA DIVERSITÉ ET L’INCLUSION !

Kadidja Duparc CEO de SKY ARCHITECTES, ardente défenseure d’une architecture inclusive, a pris part en tant que speaker à La semaine de la diversité et de l’inclusion organisée par le Groupe Maersk. L’événement s’est tenu le 13 mars dernier en Côte d’Ivoire en duplex avec San Pedro et le Burkina Faso. Durant cet événement, un panel composé de femmes dirigeantes, modéré par Madame Christiane Traoré, a échangé sur le thème : « Un monde égal est un monde habilité ». Au cœur de cette rencontre, le partage d’expérience et conseils nécessaires à l’émergence d’un monde plus inclusif!

« Bien plus que l’égalité qui est un droit fondamental pour toute personne, c’est l’équité des genres qu’il nous faut favoriser dans nos sociétés » a souligné Kadidja DUPARC. Et de poursuivre « Il est impératif d’entreprendre des démarches d’équité qui à la différence de l’égalité, intègre une notion de justice. Les femmes ne sont pas des hommes. Elles n’aspirent pas à le devenir. Nous sommes biologiquement différentes et historiquement socialement défavorisées. Cette équité vise à corriger les inégalités de départ, pour arriver à l’égalité des chances et opportunités entre hommes et femmes. Seul un engagement dans le sens de l’équité permettra d’atteindre une réelle égalité. L’équité dans une entreprise, c’est par exemple tenir compte du fait que les femmes sont celles qui biologiquement portent les enfants et socialement en ont la « charge quotidienne », pour mettre en place des dispositions et mesures (garderie en entreprise, horaires aménagées, …) qui leur permettent de continuer à travailler efficacement et sereinement, au même titre que leurs collègues masculins.

Mais pour parvenir à cette équité, il est nécessaire de dépasser les stéréotypes liés au genre, de lutter contre les croyances limitantes et dans ce domaine malheureusement, les femmes sont leur propre « bourreaux ».

Premièrement, parce que paradoxalement elles sont les premières à adhérer aux discours stéréotypés. À l’occasion de la dernière Journée des Métiers, j’ai présenté le métier d’architecte aux élèves de la 3eme à la terminale. De nombreuses jeunes filles m’ont ainsi confié leur souhait de devenir architectes d’intérieur ou décoratrice, au lieu d’architecte (construire des usines, des immeubles, des hôpitaux, des écoles…). Non pas parce qu’elles ne voulaient pas être architecte, mais parce que c’était « un métier d’homme, trop compliqué pour une femme », a témoignée Kadidja DUPARC. Ces jeunes filles brillantes, ouvertes sur le monde, ont intégré un discours médiatique commun, et trop souvent une perception stéréotypée, celle de leur mère, qui bien qu’elles même médecin, chef d’entreprises ou avocate, leur ont expliqué que le métier d’architecte demandait des études trop longues et trop compliquées pour une femme.  Ces mêmes mères élites de nos sociétés, qui défendent à l’extérieur l’égalité des droits et l’autonomisation des femmes, sont celles qui dans leur foyer conseillent à leurs filles de faire du marketing plutôt que de l’ingénierie, et les sollicitent pour les menues tâches ménagères (débarrasser la table, ranger, aider à la cuisine,) pendant que leurs garçons jouent ou font leurs devoirs. Et quand on les interpelle sur ces contradictions, la réponse est « Ah, mon fils doit être un Homme! » 

Dans ce combat pour l’équité, la mobilisation des femmes est vitale, elles ne peuvent pas faire l’économie de la cohérence dans leurs actes. C’est un engagement qui ne doit pas s’arrêter au seuil de leur foyer : Il qui commence dans leurs foyers. 

Le deuxième facteur qui explique que nous femmes sommes les fossoyeurs de nos propres chances d’équité, c’est le manque de confiance en nous qui entraine le manque de confiance en les autres femmes. Le manque de confiance professionnel, social, familial. Celui qui nous met en mode concurrence et compétition dès qu’une autre femme entre dans notre cercle professionnel ou familial. J’ai vu des femmes blacklister leurs amies de longue date, lorsque ses dernières divorcent ou redeviennent célibataires au lieu de les aider. Et d’autres freiner l’ascension professionnelle de collaboratrice brillantes, parce qu’elles se sentaient en menacées. J’ai vu des femmes boycotter les sociétés de leurs propres amies et interdire aux membres masculins de leur famille de s’en approcher, parce que la propriétaire et gérante était « belle » et célibataire en plus d’être brillante. J’ai vu des femmes s’associer en entreprise pour faire partir une supérieure femme, en lui reprochant sa jeunesse, sa beauté, sa coiffure, sa tenue vestimentaire, en un mot tout sauf ses compétences. Alors que celle-ci venait remplacer au même poste, un homme moins compétent qui leur avait tout fait subir, mais dont elles s’étaient accommodées sans problème.

Ayons confiance en nous nous, dit Kadidja Duparc. Ayons confiance en nous et soyons réellement solidaires. Construisons de solides sororités. Aucune croyance, aucun stéréotype ne peut freiner des femmes unies, elles peuvent surmonter tous les obstacles et ce n’est que par la confiance en nous et la BIENVEILLANCE partagée, que nous accèderons par nous même à l’équité.

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